
grimper dans le monde
Après l'Ardèche ce printemps, le stage adulte se déroule en ce mois de novembre en Sardaigne. Cette île de 24090 km² de Méditerranée, plus précisément de la mer Tyrrhénienne, dont la capitale est Cagliari, est composée de 8 provinces abritant 1 672 804 habitants. Les principaux revenus sont ..........….. mais le quota culturel étant atteint revenons à nos moutons ou plutôt à nos cochons sauvages, plus emblématiques de la faune locale.
Tout commence le dimanche 11 novembre par un trajet via le tunnel du Fréjus et les autoroutes transalpines (merci Samson pour le véhicule qui nous aura permis un voyage convivial et pour certains de découvrir que la mouette n'a pas forcément le goût que l'on croit) jusqu'à Livourne, prêts à passer la nuit sur le ferry, direction Olbia puis Cala Gonone, camp de base de notre séjour.
Avec la pluie qui tombe sur l'île, direction la grotte de Bidirriscottaï, pour une prise de contact avec un rocher à l'adhérence rendue plus qu'aléatoire par l'humidité ambiante.
Ce sera un départ laborieux avec beaucoup de moulinettes. Entre les zippades dans les voies et un trajet aller-retour le long d'une mer houleuse ça commence fort et c'est avec plaisir que nous retrouvons notre logement à quelques mètres seulement de la plage.
Au deuxième jour nous partons pour Cala Fuili. 5 min de marche pour descendre dans la gorge, des falaises désertées en cette saison, des départs de voies les pieds dans l'eau, la plage toute proche, voilà qui ressemble plus à des vacances. L'endroit ne manque pas de cailloux équipés; tant mieux; avec la mer encore bien agitée, mieux vaut prendre un peu de recul et s'en éloigner un minimum.
Premières agréables sensations sur un calcaire travaillé et adhérent. Après un timide bains de pieds et un repas sur la plage, nous partons en reconnaissance digestive le long de la gorge. Certains imaginent une possible randonnée dans ces lieux sauvages, d'autres se tordent le cou à regarder les nombreux dévers équipés de part et d'autres de la vallée ou rêvent aux possibilités d'équipement qui semblent sans limite.
Après une journée de repos mardi consacrée pour cause de mauvais temps à quelques visites touristiques au cœur de l'île et à la spéléologie, nous voici mercredi de retour sur les falaises. Aujourd'hui ce sera Budinetto et ses voies en dalle. Encore du beau calcaire avec pour agrémenter la journée, une révision sur les manips en grandes voies. D'abord à quelques mètres du sol puis en situation réelle. Comme d'habitude le retour se fera à la frontale.
Jeudi, une étroite route à travers la montagne, parsemée de cochons sauvages nous amène sur le site de Buchi Arta à 300 mètres au dessus de la mer. Très beau site à ne pas louper. Nous voici au pied d'un mur vertical voire déversant. Une cinquantaine de voies nous attendent longues et homogènes, nous en ferrons beaucoup moins.
Le lendemain, journée de grand beau temps, direction Cala Luna. A la marche d'approche d'une bonne heure nous préférons le trajet en bateau. Là sur la plage c'est gros dévers. Heureusement, un rocher plus propice nous attend à côté pour commencer en douceur. Nous y grimperons la matinée, avant de tester enfin la température de la mer, fraîche. Puis viendra le moment d'affronter les fameux dévers avec de beaux combats en perspective.
Dernier jour de grimpe, le retour du mauvais temps est annoncé. Nous voilà de nouveau à Bidirriscottaï. Cette fois que du plaisir, l'adhérence est au rendez-vous. Et vu que c'est le dernier jour, plus besoin de garder des forces pour le lendemain.