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Stage grandes voies dans le Verdon

Mercredi 14/05/2014 - 15h - Dimanche 18/05/2014 - 15h
Verdon

Le Verdon c'est un parc naturel régional créé en 1997. Le Verdon c'est une rivière longue de 175 km affluent de la Durance. Le Verdon c'est un canyon de 50 km, d'une profondeur pouvant atteindre jusqu'à 700m, les fameuses Gorges du Verdon. Depuis presque 50 ans plus de 1500 voies d'escalade y ont été tracées. Couennes, grandes voies plus ou moins équipées, voies d'artif, toutes orientations, tous niveaux. Le Verdon c'est le lieu choisi pour le stage adulte du printemps. Peu de candidats inscrits, ça tombe bien, cela facilite grandement la gestion des cordées en grandes voies. Mais avant de grimper il faut déjà se rendre sur place. Rdv est donc pris pour mercredi après-midi. On charge la voiture; merci Eric; et c'est parti pour La Palud sur Verdon. Après 6 heures de route et une rencontre improvisée* avec la gendarmerie nationale nous arrivons à notre camp de base du we, le camping municipal. Installation des tentes, pot de bienvenue, grillades, voilà un stage qui commence fort bien :o)

Le jeudi matin le soleil brille sur le camping, mais pas sur les tentes que nous avons eu la bonne idée d'installer à l'ombre ;o) Petit dèj, préparation des sacs pour la grande voie, 15 minutes de route et en avant pour notre première grande voie. Ici tout commence par des rappels. Certains sont carrément au bord de la route. Nous, il nous faudra marcher pas loin de 2 minutes pour atteindre le point de départ. Descente en 4 rappels jusqu'au Jardin des Ecureuils. Patience; il y a du monde qui descend; et prudence; il y a aussi du monde qui remonte; sont de rigueur. Histoire de pouvoir réviser les différentes manip en toute quiétude et de s'habituer au rocher et à l'ambiance, nous fixons l'objectif du jour sur la voie la plus facile du secteur «Chlorochose». Dès la première longueur on se dit qu'on a bien fait et qu'on va avoir du mal à faire plus dur. Il faut déjà se «sortir les doigts» dans cette longueur pourtant équipée béton et cotée «modestement» dans le 4. Mais puisqu'on est là et qu'on a guère d'autres choix que de remonter les 6 longueurs de la voie pour rejoindre le point de départ, évitons de trop penser et avançons ! Ce qu'il faut aussi éviter c'est regarder le ciel qui se couvre de plus en plus. Avec les nuages de plus en plus noirs qui débordent en haut de la falaise, on se dit qu'on aura bien de la chance si on échappe à l'averse qui s'annonce. Et on n'y échappera pas, premières gouttes timides en milieu de voie puis bonne radée juste avant d'attaquer la dernière longueur. En quelques minutes le rocher est trempé, mais l'averse est de courte durée et en quelques minutes le rocher est de nouveau tout sec. Magique. En haut de la voie c'est casse-croûte bien mérité. Et même si ce n'est pas mérité, on s'en fiche, on en profite. Le beau temps étant revenu nous continuerons la journée avec quelques moulinettes en bord de route, un peu de slake au camping et autres activités.

Une nuit courte et glaciale et vendredi, de nouveau du soleil sur le camping. Un peu moins que la veille mais pas de pluie annoncée alors re-petit dèj, re-sac grandes voies, re-15 minutes de voiture, re 2-minutes de marche, re-4 rappels prudents et patients, re-Jardin des Ecureuils mais pas re-Chlorochose. Au programme du jour «Les Dalles Grises». Une voie de 6 longueurs en dalle un peu plus dure que celle de la veille mais qui reste abordable. Là aussi l'équipement en place est bon même si certains passages plus faciles et vierges de points d'assurage demandent d'évoluer avec prudence. Nous finirons la journée en touristes avec un parcours partiel du sentier Martel. Un parcours où il vaut mieux ne pas avoir oublié sa frontale pour traverser les différents tunnels. Ce cheminement entre ciel et eau qui permet l'accès à certains secteurs d'escalade offre de nombreux et impressionnants points de vue sur les gorges.

Samedi matin, après petit dèj, sacs, voiture, marche et rappels nous voilà installés de nouveau sur la terrasse du Jardin des Ecureuils. Avec le we qui commence et au vu de l'affluence constatée en ces mêmes lieux les jours précédents nous redoutons la surfréquentation mais au final ce sera la journée la plus calme. Cap sur «Afin que nul ne meure» Un petit cran au dessus des précédentes pour la difficulté, c'est surtout l'ambiance qui change. En effet, en plus d'être un point de départ confortable pour les autres voies la présence de la terrasse des Ecureuils sous ses pieds rassure quelque peu. Mais là, après une traversée gazeuse en première longueur nous voilà rapidement avec en dessous de nous juste une paroi bien raide et le Verdon qui paraît loin, très loin. Un bel itinéraire de 5 grandes longueurs, patiné par endroits et où on profite du moindre coin d'ombre. Puis, pour la dernière soirée ce sera resto et concert au village.

Avec les 5 heures de route qui nous attendent encore pour rentrer chez nous, pas question de Jardin des Ecureuils pour dimanche. On va plutôt aller faire quelques couennes dans le secteur Hulk. Une falaise atteinte après avoir franchi le Verdon par une tyrolienne et remonté un ancien accès ouvrier transformé en via ferrata. Le temps de quelques voies et retour par le même chemin, bien aérien parfois, avant un dernier repas au bord de l'eau, pour conclure ce stage court mais fort appréciable.